• prologue fiction 2 (chrono stone): privée de liberté

    prologue fic 2 : privée de liberté

     

     

    corrigé par minakaii
    Les arbres de cette forêt n'inspiraient rien de bon. Même les animaux avaient tous déserté depuis longtemps. Le temps était humide, les nuages barraient la route aux rayons de la lune, rendant le bois des arbres encore plus foncé qu'il ne l'était déjà. Vous en auriez eu chair de poule, rien qu'en posant les yeux sur une branche, qui ressemblait effroyablement à un bras squelettique, vous emportant lentement dans les abysses. Un lieu sordide, que même le Diable n'irait pas visiter. Une époque que certains de la notre appellent "futur".
     
     
    Bien-sûr, il aurait fallut avoir le courage d'entrer dans la gueule du loup, et d'observer attentivement pour avoir la chance -ou le malheur, d'apercevoir un petit entrepôt, aux murs décrépit et à l'allure de maison hantée. A ce stade, vous auriez vraiment eu de la chance si cet entrepôt avait été vide. Dans la pièce principale, deux personnes s'affairent autour d'une table d'acier, sur laquelle reposait un corps sans vie. Quelques heures plutôt, ce garçon avait prié, supplié, crié à ce qu'on le laisse partir. Mais la mort l'avait acceptée dans son royaume, et ses supplications s'étaient dissipées.
     
    "- Il ne semblait pas assez fort, conclut l'homme, ses yeux ternes posés sur le visage de l'être privé de sa vie."
     
    Un simple coup de tête, et la seconde personne, une femme, était partie en direction du sous-sol. Elle était simplement vêtue d'une blouse blanche, usée par le temps, et ses cheveux étaient attachés en un chignon fait à la va-vite. L'habit de l'homme était plus sophistiqué. Sa blouse avait plus de finissions et sa carrure était celle d'une homme qui aimait s'entretenir. Son corps inspirait le respect, mais son visage, dégageait paradoxalement un sentiment de peur. Son teint était pâle, ses cheveux de jais étaient docilement coiffés, quelques rides venaient vieillir sa peau et ses yeux, d'un gris métallique et froid, étaient vides de sentiments.
     
    Madame en blouse blanche revint presque aussitôt, tenant par le bras un petit garçon. Brun aux yeux noisette et dégageant une innocence attendrissante, on pouvait facilement le comparer à un ange. Mais son expression changea rapidement, quand il vit le corps inerte qui ornait la table.
     
    "- G-grand frère ? T-tu vas bien ? il demanda, quelques sanglots traversant malgré-lui ses lèvres."
     
    Puis il ajouta, son regard de tournant vers l'homme :
     
    "- Qu'est-ce que vous lui avez fait ? Il... il est mort ? Il est mort ? Vous l'avez tuez, vous n'êtes qu'un monstre ! "
     
     Le brun ne répondit pas, ignorant la détresse du gamin, lui faisant simplement signe de s'approcher. Mais le petit ne l'entendit pas de cette oreille.
     
    "- Je me vengerai ! Un jour, vous paierez pour tout !"

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